Augmenter ses recommandations sur LinkedIn: De quoi parle-t-on?

En 2005, LinkedIn c’était « le réseau des blaireaux » . Pourtant en 2019 cette même application est devenue le point de rencontre incontournable pour les professionnels sur internet. Augmenter ses recommandations est devenu critique pour avoir un profil attrayant, cependant il y a une différence entre les recommandations et les recommandations de compétences, et ce que je veux adresser ici.

LinkedIn est l’application qui rapporte le plus de revenus par abonnés et quelque chose me dit que ce n’est pas prêt de changer. Le problème, c’est que LinkedIn est aussi une application difficile d’accès, avec des outils dont l’usage semble incompréhensible. Parmi ces outils, les recommandations se placent en haut de la liste, du moins pour moi.

Et pour vous aussi, puisque vous êtes là.

  1. Qu’est-ce qu’une recommandation?

Qu’est-ce qu’une recommandation LinkedIn pour recommencer? C’est une « déclaration rédigée par un membre de LinkedIn pour reconnaître ou féliciter un lien, comme un collègue, un partenaire d’affaires ou un étudiant ». La définition vient de leur site internet.

Concrètement, une recommandation est un moyen pour un utilisateur de LinkedIn d’apprécier vos compétences de manière publique, soit en validation une compétence que vous avez vous-mêmes mise en avant, soit en publiant un témoignage de votre travail, comme dans cette conversation que nous avons tous eue un jour dans notre vie:

-Hey untel, tu ne connaîtrais pas un(e) bon(ne) Insérer métier compliqué ici?

-Sissi, j’en connais un(e), il (elle) fait d’excellents insérer résultat de travail impressionnant ici, et en plus il (elle) n’est pas très cher. Tu veux son numéro?

Bon en vérité, aujourd’hui on dit plutôt « Tu veux son @? » mais je suis sûr que vous avez saisi l’idée. Une tierce personne qui valide votre travail de manière (plus ou moins) spontanée.

Augmenter ses recommandations est vital, car comme sur tous les outils digitaux, elles font partie de ces signaux qui sont considérés par l’algorithme qui gérera votre visibilité. En outre les recommandations apportent un atout de poids dans l’environnement professionnel, parce qu’elles permettent de fournir un appui, une preuve solide témoignant de notre compétence et de nos aptitudes. En ce siècle de surinformation, elles sont un outil critique pour se différencier de la foule bruyante.

2. Recommandation ou recommandation de compétence?

Attention, il existe une différence entre les recommandations et les recommandations de compétencesLa différence est subtile mais bien réelle: les recommandations sont ces messages qui publiés par nos « relations », l’équivalent des « amis » sur Facebook, et qui attestent de la qualité de notre travail. Les recommandations de compétences ou validations de compétences sont quant à elles de simples clics sur les aptitudes que nous avons nous mêmes indiquées, et qui peuvent elles aussi, attester de la qualité de notre travail.

Comme j’ai dit plus haut, les recommandations fonctionnent sur LinkedIn de manière assez simple. J’ai pris l’exemple d’une professionnelle de l’entrepreneuriat africain pour illustrer mon propos, et montrer ce qui peut être fait pour augmenter ses recommandations. Pourquoi elle? Tout simplement parce que son profil LinkedIn est… Il impose le respect.

Voici donc le profil LinkedIn de celle qu’on ne nomme plus, la camerounaise Rebecca Enonchong, Tata Rebecca, pour ses enfants:

reb profile

Ce que vous voyez en dessous là « +500 relations », c’est parce que LinkedIn arrête de montrer le nombre de relations à 500. En réalités, elle compte 991 relations, et elle est suivie par plus de 25000 personnes (25353 pour être exact), au moment de la rédaction de cet article.

Passons donc à la section « compétences et recommandations » de son profil. Là, vous voyez les « recommandations de compétences ». Elle a elle même, dans la configuration de son profil, indiqué un certain nombre de compétences qui sont des atouts selon elle. Si je veux, je peux donc maintenant, en cliquant sur le bouton « + » ajouter une validation d’une des compétences qu’elle a mentionnées. J’indique donc par là qu’effectivement, cette aptitude qu’elle a mise en avant est correcte, soit parce que je la connais de réputation, soit parce que j’ai été son client, soit parce que j’ai été son collègue ou son superviseur.

(Je ris dans mon coeur à l’idée d’être un jour le supérieur hiérarchique de Rebecca enonchong)

rec comp 2

Celles-ci, il est assez facile de les obtenir lorsqu’on a un profil intéressant parce qu’elles sont directement visibles lorsqu’on va sur le profil d’une personne.Ce n’est pas d’elles que je parle aujourd’hui.

Le point sur lequel je veux insister, ce sont les les recommandations, c’est-à-dire ceci:

rec

Sur la capture d’écran vous remarquerez que notre sujet n’en a qu’une seule. En réalité c’est normal, peu de personnes prennent cette fonctionnalité au sérieux, ce qui est d’ailleurs la raison de cette publication.

Les conditions nécessaires pour être recommandé semblent évidentes: il faut être recommandable. Je veux dire par là qu’il est inutile que je sollicite obtenir des recommandations pour mes compétences de chantre si je chante comme une casserole rouillée.

Maintenant, pour ceux qui pensent avoir traversé la première étape, c’est important de savoir quelle forme de recommandation on recherche: les efforts à mettre en place pour obtenir plus de recommandations sont distincts des efforts qui permettent d’obtenir plus de recommandations tout court, et les deux servent des buts différents:

Les recommandations de compétences sont intéressantes pour les personnes qui veulent se faire recruter; elles permettent de donner une impression rapide de professionnalisme pour le visiteur qui tombe sur notre page de profil. Pour les augmenter il suffit normalement d’augmenter ses interactions avec les membres de LinkedIn, le reste se fera organiquement.

Pour les recommandations, c’est une toute autre histoire. Recommander une personne demande un investissement en temps précieux pour un bénéfice quasi nul; simplement par reconnaissance pour le travail accompli ou l’expérience vécue avec cette personne. Or nous savons que c’est difficile d’obtenir ce type de réactions spontanées, dans un siècle où l’attention est valorisée en millions de dollars. En plus, Il faut écrire. Ce qui constitue un effort non négligeable non plus.

Pour les recommandations donc, la chose à faire est selon moi de savoir pour quelle compétence on veut être recommandé. En effet, les actions à mettre en oeuvre sont assez spécifiques et donc il vaut mieux savoir clairement ce qu’on attend. Ensuite, l’excellence rapporte la plupart du temps des fruits intéressants: l’idée est de travailler avec en tête de faire un travail tellement bon que les bénéficiaires de ce travail voudront en parler. Enfin, la dernière chose qui me semble vitale pour avoir des recommandations est de les demander! Un peu comme sur Youtube lorsque les vidéastes demandent de bousculer la cloche et de liker, commenter, partager et ainsi de suite.

Bien sûr, ça fait bizarre de demander à quelqu’un de recommander nos compétences, mais si la personne est reconnaissante à cause du travail bien fait? Si elle désire nous remercier? Il est tout à fait légitime d’indiquer à cette personne comment faire pour nous remercier de manière convenable, ça n’a rien d’intrusif ni d’offensant, même pour la culture francophone si frileuse et surtout timide. Je vais ajouter un dernier point pour illustrer mon propos, car mon affirmation est falsifiable.

Si j’ai raison et qu’il faut encourager les personnes à nous recommander pour que cela soit fait, alors il est probable que les ingénieurs de LinkedIn y auront pensé aussi et mettront en place des fonctionnalités pour permettre qu’on le fasse plus aisément et réduire les frictions à l’usage. Si j’ai tort, cela ne se produira pas.

Qu’observe-t-on sur le terrain?

Ceci:

se faire recommander

Un bouton pour « se faire recommander ». Probablement parce que les ingénieurs UX de chez LinkedIn se sont rendu compte qu’il fallait encourager les personnes à le faire?

Personnellement en tous cas, je ne me gêne pas. Je souhaite être un auteur professionnel et vivre de mes écrits et je n’hésiterai pas à solliciter, si vous appréciez mon contenu, que vous fassiez une recommandation ici sur mon profil LinkedIn, ici sur mon profil Twitter ou tout simplement en partageant cet article où vous voulez :-).

Plus:

  • Cet article de Blog explique avec des détails clairs  comment fonctionne LinkedIn sur la question de la visibilité. Il est assez loin des listes sans détails et sans profondeur que vous auriez pu trouver en trois clics sur Google donc… Je le recommande.
  • Cet article si, au contraire, montre dix commandements pour grandir sur le réseau professionnel. Signé par Les Echos, il est un peu putaclic mais concret, concis, efficace et les astuces sont faciles à mettre en oeuvre.
  • Pour ceux qui aiment la profondeur: vous lirez ici un dossier complet pour gérer votre page LinkedIn comme un vrai professionnel. Des liens, des checklists, des astuces. Vraiment, vraiment recherché. Je déplore seulement qu’il n’y ait pas un minimum d’historique pour savoir d’où vient cet intérêt croissant pour le réseau, qui a commencé à prendre une ampleur sans précédent après son rachat par Microsoft en 2016.
  • Pour ceux qui veulent rire un peu, un des travers du réseau LinkedIn ce sont les partages farfelus de professionnels parfois un peu… dépassés par l’outil.
  • Un dernier pour la route? Voici un article assez critique de quelques bugs et défauts visibles sur la plateforme. L’article date de 2014, certains problèmes ont été résolus depuis, d’autres clairement pas. Cet autre article, tout aussi critique que le précédent date de 2018 et montre de vrais problèmes que connait la plateforme. Et ces derniers semblent être bien plus complexes à adresser. Il est titré « LinkedIn, le réseau le plus wtf ».

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