Nous avons raté la Lagos Comic Convention

C’est un article de Nigerian Comics Online qui a éveillé mon sens de l’araignée. Ensuite, quelques pages de recherche plus tard je découvrais que le plus gros évènement Geek d’Afrique de l’ouest s’est déroulé le 17 septembre dernier.

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L’évènement en était à sa quatrième édition, avec comme thème « Everything Superheroes ». Ce rassemblement est issue de l’idée ambitieuse de Ayodele Olegba(photo à gauche), le crayon derrière le comic Strike Guard. L’une des rares revues en donne l’essence: »La LagosComicCon a commencé en 2012 et sert de point de rencontre, de plateforme d’échange pour les idées et opportunités d’affaires dans un secteur à dominance jeune et urbaine ». La progression est encourageable, puisqu’ils sont partis de 300 invités en 2012 à la première édition, à plus de 3000 participants au cours de l’édition 2015.

Les photos montrent un bel événement, une belle scène, quoique je déplore un manque de vidéos, pour se faire une idée. Peu importe, nous pourrons nous faire plaisir avec les images qui sont disponibles sur les plateformes facebook, Instagram.

Aussi, pour le plaisir des yeux, rgardons quelques images de leurs plus belles oeuvres, ça fait toujours plaisir 🙂

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Pour plus d’infos, voici les articles de Quartz Africa sur le sujet.

Où est l’Afrique dans le monde?

Si vous aussi vous avez remarqué que très souvent, lorsqu’on parle du continent africain, ça manque un peu d’objectivité, de pertinence, de logique, de cohérence. Si vous aussi, vous avez commencé à vous poser des petites questions sur votre image en tant qu’africains. Si vous aussi, vous vous demandez si vous appartenez vraiment à cet univers.

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Les côtés obscurs de la pop culture

IMG_20160406_123318L’émission « Couleurs Tropicales » sur RFI, de l’animateur Claudy Siar, une référence de la culture musicale afro et carribéenne. Devinez quel rappeur d’origine camerounaise et doté d’un nom de médicament fut l’invité de la dernière édition de cette émission? Ca sort comme…

Imaginez Pamela Anderson à Bagdad le jour du Ramadan avec sa tenue alerte a Malibu et une pancarte #JeSuisUnMouton. Vous voyez le délire? Non? Tant pis. C’était juste l’intro.

Tentative de description de la pop culture, et surtout de ses côtés obscurs. *Tan, tan, tan, taan tataan… Dark Vador’s Theme*

Cet article fait suite à une série que vous pouvez retrouver ici, donnant des tentatives de description de la culture. Ici, nous tenterons de déterminer quelques différences entre culture et pop culture, avant de parler un peu de leurs références.

À part la définition qui présente un minimum d’intérêt, les descriptions de la pop culture que j’ai lues m’ont parues limitées, biaisées, insatisfaisantes en somme.

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Selon Wikipédia, source d’information par excellence des sujets sans intérêts, « La culture populaire représente une forme de culture dont la principale caractéristique est d’être produite et appréciée par le plus grand nombre »

La suite de cette définition place une orientation « populaire » de la culture, d’où l’expression « culture populaire », qui devient « pop culture ». Tout est plus cool dit en anglais :-), mais quelle est la liaison entre ces concepts si proches et pourtant si distants? Et surtout, quel est l’intérêt d’écrire un billet kilométrique dessus?

–>Culture,popculture, quéquecéquoi?

Devant l’absence d’études intéressantes sur le sujet, vous vous contenterez de mon avis, subjectif, partisan. Mais il y aura des blagues, ce sera plaisant.

Donc. La culture étant « l’élément de cohésion » d’un peuple dans le meilleur des mondes où il n’y a pas la canicule et les tueurs de bébés, la pop culture, culture du peuple, doit être l’élément d’identification de ce dernier sur le plan pratique. Sur le terrain quoi. Et autant la théorie est opposée à la pratique, autant la culture et la pop culture s’opposent, dans une guerre sans merci, dont le vainqueur occupera le coeur du peuple, voire même, de la nation.

Illustration:

Comment différencier culture et pop culture?

La technique que j’ai trouvée est assez simple: Quelle serait la différence entre une oeuvre d’art estampillée « culture » et un street art? La présence du ministre de la culture d’un côté, celle de la police de l’autre.

La culture touche un champ plus consensuel que sa con-soeur, au point qu’il y ait un budget dédié à celle-ci. La culture est une force, la pop culture est au pire un problème à traiter par la mairie ou le ministère de l’interieur, au mieux une pompe à fric à exploiter par des businessmen sans états d’âmes.

D’ailleurs. Dans le dernier épisode nous voyions que La culture s’apprend. C’est sa fin, sa nature et son objet. On apprend à un jeune Sawa, dès l’enfance, à faire le Ndolê. Culture. On apprend aux anglais que leur constitution se trouve dans leur coeur, culture. On apprend qu’il ne faut JAMAIS saluer un turc avec la main gauche. Culture. On observe que la dot chez les peuls atteint souvent des montants astronomiques, pop culture.

Pourquoi pop culture? Parce que le dernier point est une observation, peut-être même un préjugé. Ce n’est pas institutionnalisé, ce n’est écrit dans aucun manuel, et aucun prof sensé n’éduque *de manière officielle j’entends* ses élèves à payer trois bœufs, quatre hectares de terrain et huit cartons de l’homme qui marche pour avoir le droit de chanter #ParlezEncore à la mairie.

De là, on peut en finir avec la première problématique de cet article avant d’avancer, et répondre à la question « comment savoir si une oeuvre est culturelle ou pop culturelle »?

C’est simple, Pour savoir si une oeuvre, une attitude, sont culturelles ou pop culturelles, je me pose les  questions qui suivent:

1-Si c’est une œuvre.
Est-ce que le ministre de la culture peut venir et faire le coq devant cette oeuvre en vantant la fierté du pays »du parti/du président? Oui? L’oeuvre est culturelle. Htag Blick Mbassi, Cheik AD, Youssou n’dour, htag les africains sont trop forts allez dire.

2-Si c’est une attitude.
Est-ce qu’un chanteur/rappeur peut faire une chanson sur cette attitude et espérer faire des millions de vue en réduisant drastiquement le niveau de respect qu’on aura de son pays? Oui? C’est une attitude pop culturelle. Htag Trace Africa, ou l’apologie de la honte vidéographique.

Maintenant c’est bien beau de faire la différence entre la culture et la pop culture mais… En fait ça change quoi à nos vies tout çà ?

–>Pop culture, les côtés obscurs.

La pop culture étant le point de rencontre des cultures d’un lieu, elle m’est intéressante à étudier, surtout dans un environnement social aussi chaotique que le nôtre. parce que c’est elle qui définit les codes de la culture de demain, et c’est avec celle là qu’on forme les enfants que nous enverrons affronter la vie. Comme le rappelait un certain Hugues, il est donc important de décrypter son fonctionnement pour permettre de fonder une société paisible, dans laquelle cohabiteront les peuples. Dans l’harmonie, la paix, et la bonne humeur. Dans l’amouuuur aussi.

Lol.

Le fric. On fait çà pour le fric. La pop culture ça rapporte. On aurait dû commencer par là en fait. Dans la mode, dans le commerce, dans la musique, à la télévision, pour le tourisme, et tout récemment dans la politique *cc Jeunesse androïde*, les codes et éléments de la pop culture sont partout exploités, dans un seul but, faire des euros, des nairas, des yens ou des présidents.

Lorsqu’une publicité a été commandée, planifiée et surtout budgétisée, tous ces gentils décideurs autour de leurs tables ne se demandent pas comment faire rire le public avec leurs jolies images, ils cherchent à faire du chiffre. Et donc si le titre de la chanson X du moment se retrouve affiché dans tous les coins de rues, c’est pour un but, un seul. Des conversions. Faire de l’argent. Beaucoup d’argent.

Et donc celui qui comprend les codes pop culturels, il doit maîtriser les mêmes codes dont s’est inspiré l’artiste Doliprane, ou Flagyl, ou tout autre nom de médicament. *Hs: Il fallait bien que quelqu’un fasse cette blague un jour*.

Le pop connaisseur sera payé pour trouver la meilleure manière d’ exploiter les codes du nouveau tube « ALaQuintinie » du nouveau rappeur Atarax. Il aura pour mission de mettre en valeur le produit Y qui sera probablement si c’est en Afrique 1-Une bière, 2-Une marque de télécommunications 3-Un produit de beauté, ou les trois en même temps si on s’appelle Samuel Eto’o.

Le pop connaisseur paiera donc le rappeur Spasfon, ou l’invitera à un concert à ciel ouvert pour présenter son dernier tube #ALaQuintinie.

Si ça se passe bien, les ventes de Y augmentent, tout le monde est content, ‘fin sauf le rappeur Zentel. Il n’avait pas pensé à enregistrer sa chanson à la SOCACIM. Oups. L’entreprise de Y devient donc propriétaire de la phrase « AlaQuintinie », oriente une petite pub sur le thème, petite image, petit logo.

Ça c’est quand tout se passe bien. Quand tout se passe mal, le pop connaisseur ne prévoit pas que l’artiste tiendra des propos racistes en public, ou deviendra impopulaire, ou « has been ». Dans le pire des cas, l’artiste de la marque va chez le concurrent, ce qui est juste le plus mauvais coup de pub possible. Re- coucou Samuel Eto’o.

Voici, en gros, ce que la pop culture peut créer, et détruire. Il y aurait bien d’autres exemples à prendre, bien d’autres choses à dire, mais en parler serait risqué puisque je ne suis pas un expert du domaine, juste un consommateur passionné.

Là où je chute, c’est ici. Je n’ai écrit cet article que pour une raison, je n’ai pas trouvé beaucoup de publications sur le sujet, sous l’angle analytique. Parler de tel ou tel rappeur c’est bien, mais il y a tout un pan de la pop culture qu’il serait intéressant d’étudier sous un angle scientifique, et le besoin est certain. Ce sont ces côtés de la pop culture, ces côtés obscurs, que j’ai voulu énoncer ici.

Ce serait tout une science d’étudier le sujet, or il faut bien commencer quelque part. Au Nigeria, l’Etat et les célébrités s’en servent déjà joyeusement et ça a l’air d’aller assez loin comme l’exprime cet article d’Africa Report.

En Côte d’Ivoire, il y a cette très intéressante blogueuse camerounaise *Yeah* qui pourrait elle aussi à juste titre être considérée comme une référence, quoi qu’elle paraisse beaucoup plus orientée « Lifestyle » que « Culture pop ». Tout un autre sujet.

Enfin, de manière générale, vraiment je ne saurais citer de sources purement analytiques même si des approches subjectives *et passionnantes* sont amorcées par des plumes comme la biblio afro qui ne brûle pas

C’était la chronique d’Ad, et c’est juste impossible de parler pop culture sans parler de Samuel Eto’o au Cameroun.

La copie, le plagiat, qu’y a-t-il de mal à ça?

Nous détestons apparemment les copieurs de ce coté du monde. Même quand on veut copier ce qui est bien on insulte. Dès que quelqu’un fait quelque chose qui semble ressembler à un semblant de ce que nous avons fait, on réagit de façon épidermique.

Première question : en quoi est-ce mal de copier? De « s’inspirer »? Et si c’est mal de copier, qu’est-ce qui est bien ? Agir tous seuls comme si nous vivions sur une île ?

*OUI CA FAIT PLUSIEURS QUESTIONS ET ALORS*

Puisque ce sont les mêmes qui disent aussi que « nous » sommes trop individualistes. Est-il possible de partager sans copier ?

Nous nous moquons de ceux qui copient, surtout s’ils copient mal. D’ailleurs c’est uniquement quand c’est mal copié qu’on dit que c’est « copié », car ce mot porte un gage de mauvais goût, de manque d’inspiration, de nullité, de faiblesse, et de plein d’autres synonymes pas gentils du tout.

Les humains aiment bien se moquer.

Les bienfaits de la copie

Nous nous moquions il y a vingt ans des fausses versions de chaussures qui nous venaient du Nigeria, on disait « c’est la baba ».

Première chaussure de sport "made in Africa", de Funfere Koroye, Nigérian. Crédits: Blk-Sqr.com
Première chaussure de sport « made in Africa », par Funfere Koroye, Nigérian. Crédits: Blk-Sqr.com

Nous nous moquions des [Très] fausses versions de chaussettes, de sacs, de plats, qui venaient de Chine. Nous disions « c’est le chinois ».

Nous sommes en plein salon de l'auto de Shangaï, en Chine. Surprise : les constructeurs chinois copient sans vergogne les voitures européennes et ils n'ont aucun scrupule pour les montrer au public…
Nous sommes en plein salon de l’auto de Shangaï, en Chine. Surprise : les constructeurs chinois copient sans vergogne les voitures européennes et ils n’ont aucun scrupule pour les montrer au public…

L’Europe se moque d’ailleurs encore de la Chine, pour preuve l’article d’où sort cette image.

Cependant c’est à force de s’inspirer du bon exemple qu’on arrive à l’excellence. Dans la limite de la légalité bien sûr.

Le problème, c’est l’hypocrisie dont nous faisons parfois preuve. Nous nous moquons lorsque nous voyons certains essayer de singer la « danse africaine », d’imiter le chant « africain », et un jour nous sommes surpris d’écouter aux auditions à l’aveugle une voix digne d’Aretha Franklin, de buzzer, de se retourner, et de voir une demoiselle blanche comme le lait. Nous lui demandons si elle a des origines créoles, et *Oh surprise* elle a appris en imitant les voix de ses idoles. Copie or not copie ?

Les méfaits du plagiat

Il faut aussi relativiser, car « copier c’est mal ». Ca ne ferait plaisir à personne de savoir que le fruit de mois ou d’années de travail a été volé. Mais le mot qui correspond ici c’est « plagiat », ou « copie illicite ». Et c’est un délit, punit par la loi. Lorsque l’on copie l’autre, on prouve soit qu’il de loin meilleur que nous, soit que nous sommes nuls. Mais là ça soulève aussi une question intéressante.

Qu’est ce qui est bien à copier ? Qu’est ce qui ne l’est pas ?

Il y a cet adage *que je n’ai entendu de ma vie que de la bouche des noirs d’ailleurs*, qui dit :

« Le noir sait seulement copier ce qui est mauvais ». Mais d’un autre coté le fan de japanimation que je suis ne peut s’empêcher de penser à Kakashi, ce personnage exceptionnel de l’univers NARUTO *horrible fin, soit dit en passant* qui avait comme talent d’être un incroyable génie. Comme preuve de son génie, il avait réussi à copier, grâce à un œil que son ami lui a offert *on est dans un manga, tout est possible*, plus de mille techniques.

Mais il ne fait pas que les copier, il les sublime. Il fait de la copie un art, comme ces faussaires dont les œuvres se trouvent au Louvre ou ailleurs, et qui, comble d’ironie, sont parfois plus appréciées que les œuvres originales. C’est bon à savoir, tant qu’on y est, que même les faussaires signent leurs œuvres. Ils ne peuvent apparemment pas s’en empêcher. Comme un geste militant, voulant faire de la copie un art à part.

Copier, parfois, souvent même, c’est bien. Il faut juste savoir quand. Mais pour certains plus que d’autres, c’est une nécessité de copier, lorsqu’ils sont trop originaux, ou pas assez.

Permettez-moi de prendre un exemple complètement subjectif. Il y a des personnes qui sont littéralement incapables de « faire les choses normalement ». Des personnes marginales dans l’âme. Pour celles-ci, la seule possibilité de survie consiste au mimétisme. On va singer les attitudes, les comportements. On va copier, et ce sera certes ridicule au début, mais ça ira avec le temps. Sont-ils de mauvaises personnes pour autant ? Tiens, ça permet de lever une autre question.

copier, oui, mais bien.

On ne copie que les références, qu’on s’entende. Personne n’irait imiter quelque chose de mauvais *entendez « mal fait »*, mais sommes nous vraiment sûrs que ce que nous copions est bien ? Par exemple, on entend de plus en plus sur les radios des auteurs musicaux qui prônent le retour à la « culture africaine », comme si la culture africaine avait pris des vacances aux Bahamas à cause de l’hiver.

Lorsqu’on entend son frère du pays dire cela on a l’impression que le bonhomme va nous jouer un makossa de folie, en y ajoutant un peu d’actualité. Suspense insoutenable, envie, besoin d’écouter. Et qu’est ce qu’on entend ? Afrobeats comme ils l’appellent. Je ne sais pas ce que c’est, mais en tous cas ce n’est pas l’assiko*, ce n’est pas l’ambassi bé*, ce n’est pas l’abélé*. Je n’entend pas mendjang**, je n’entend pas konga**, ni balafon**. Bend skin* ? Non. Pourtant le titre dit que… Bref.

Nous arrêtons de copier Paul, pour copier Pierre. Ou en l’occurrence, nous délaissons Chris ou Jay pour Fela ou Castro. Bonne ou mauvaise copie ?

D’ailleurs, qu’est-ce qui est une bonne ou une mauvaise copie ?

J’ai écouté Hervé Nguébo dernièrement, un jour que mon stock de musique chrétienne s’épuisait. Par hasard. J’étais tellement certain que c’était un nouvel album de Bona que j’en ai sauté de joie, surtout que j’avais senti une afro-sensiblité qui n’est pas trop dans les habitudes du maitre de la basse. J’ai péché ? Ou bien c’est Hervé Nguébo qui a péché ? Ou Richard Bona qui a péché ? C’était là une bonne ou une mauvaise copie ?

Pour finir sur une note un peu personnelle, J’ai déjà été « victime » de plagiat. Une critique d’un groupe de musique français que j’aimais beaucoup, Kyo. L’article avait été copié textuellement, il n’y avait aucune mention de crédits en bas de page. Vous savez ce que j’ai ressenti à ce moment là ? De la fierté d’abord, ensuite de la frustration. Car si j’avais su qu’on me copierait, j’aurais essayé d’écrire des blagues plus drôles ;-).

peut-être ai-je mal compris ou interprété le concept de copie, mais j’ai du mal à interpréter que le fait d’être un modèle pour les autres soit une hantise, au lieu d’être une fierté. Car entre nous, qu’il s’agisse de vos idées, de vos projets, de vos textes, il y a une certitude. Si on réussi à vous copier, c’est que vous n’étiez pas si originaux que ça.

Que pensez-vous de la copie en général ? Que considérez vous comme bonne copie ? Quels sont vos exemples de « bonnes copies » ? Avez vous déjà ressenti que vous aviez été plagiés ou copiés?

C’était la chronique d’Ad, et je me suis inspiré du blog de Floriand Ngimbis pour construire ma plume. Je n’ai même pas honte.

*L’assiko, l’ambassi bé, l’abélé sont des chants et danses traditionnelles sawas.
**Le mendjang, le konga, le balafon, sont des instruments largement utilisés pour la musique dite « africaine ».

De la haine sociale.

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#Wabidiboo

Sur les réseaux sociaux, il y a des dizaines, des milliers d’interlocuteurs, et peut-être qu’une absence de contact réel des uns avec les autres procure une sorte de sensation de puissance, un pouvoir exaltant, avec des conséquences graves.

Un grand Pouvoir social implique de grandes responsabilités

Un grand pouvoir social implique manifestement de grandes  irresponsabilités.

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Expérience de pensée: Le bâton de Soundiata Keita

L’histoire du bateau de thésée est une très populaire exprérience de pensée, et j’ai essayé ici d’en donner une réponse claire et simple avec une histoire similaire, celle du bâton de Soundiata Keita 🙂

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01 August, 2016 18:47

A un moment ou à un autre, lorsqu’on effectue une activité répétitive qui implique d’autres personnes que nous, nous devons faire le bilan, pour voir si on a bien fait son travail. Comme une évaluation, un contrôle. Forcément s’agissant d’un blog il s’agira de nombre de vues ou de partages sur les réseaux, mais pas seulement. Pour ceux qui produisent du contenu, qui ont une audience, la question qui importe est celle-ci: « Est-ce que ce que je fais compte vraiment ? ».

Faisons le bilan. Pensons aux objectifs que nous nous étions fixés au début de l’année. Qu’est-ce qu’il en ressort ? Voyez vous l’année est conçue pour que nous puissions prendre du recul, faire notre introspection au moins deux fois. Pendant les congés de noël, on peut se lancer dans de grandes envolées lyriques entre deux morceaux de poulets, et se demander ce qui reste après noël. Les bruits de la fête peuvent embrouiller, mais la plupart du temps ça se fait.

Ensuite, il y a les vacances. C’est vrai que ça concerne beaucoup plus les collégiens, mais bon la vérité c’est que le monde entier tourne autour de l’adolescence. Ce n’est qu’entre 10 et 20 ans que notre vie nous appartient vraiment, le reste du temps nous devons rembourser l’investissement que nos parents ont fait en construisant un avenir meilleur pour leurs petits enfants.

En ce moment nous sommes en plein dans les recherches d’universités ou de bourses, donc réfléchir, questionner c’est pile le mood de la période.

Pour ceux qui lisent fréquemment ici, je vous avais déjà posé la question en fin d’année dernière, et vous n’avez qu’à y aller pour revoir votre réponse, et savoir ce que ça a donné jusque là. Pour vous les nouveaux, ce n’est pas grave, vous n’avez qu’à aller sur l’article quand même et répondre à la question, et puis on se revoit dans six mois :-).

Oui, je fais la promo de mes articles et alors. Ne me jugez pas. Non ne me jugez pas. S’il vous plait.

Bref.

Depuis que j’écris régulièrement, j’ai [un peu] plus que deux lecteurs par jour et sincèrement ma plume s’améliore. D’ailleurs vous me le prouvez à chaque nouveau shot par vos réactions plus ou moins positives, mais toujours intéressantes. Au tout début, je n’avais pas autant d’appréciations. J’écrivais beaucoup selon les fils de mes pensées et ça donnait des résultats un peu brouillons. Par grâce, je fis certaines rencontres par lesquelles ma plume put s’améliorer, et les personnes qui m’ont aidé au tout début de Wabidiboo ont droit à de pleines pages de crédits. Je pense ici surtout à Dawn et à Xtincell, l’une pour avoir été presqu’une muse pour moi, et l’autre pour être, jusqu’à aujourd’hui un modèle en terme de qualité d’écriture. Bien sûr mon style est loin d’être parfait, mais si vous comparez avec mes anciennes publications vous verrez vite de quoi je parle.

Mais vous ? Est-ce que vous vous sentez plus épanouis ? Commencez par toucher chaque zone de votre vie, même les plus gênantes. Depuis combien de temps n’avez vous pas pleuré ? C’était quand votre dernier achat important ? Toutes les questions comptent.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie ? Un déménagement ? Un licenciement ? Un emploi qui vous « prend tout le temps » ? Un amour ? Non. Par pitié, ne parlons pas d’amour. Changeons de sujet.

Voilà.

Qu’est-ce que vous avez réussi ? Echoué ? Qu’est-ce que vous avez perdu ? Prenez le temps d’y penser. La vie est plus courte qu’on le croit, et il y a de grandes chances que vous soyez morts d’ici trois ans ou à la fin de cette année. Bah oui quoi. Réfléchissez-y, combien de vos connaissances mangent déjà les pissenlits par la racine alors qu’ils « n’avaient même pas encore commencé à vivre » ? Combien de vos anciens camarades, de « sœur d’un ami » sont morts rien que dans des circonstances bizarres ? Stupides ?

Vous pensez que ça n’arrive qu’aux autres? Hum. Attendez.

selfish
ca, c’est vous.

Faisons une petite expérience. Supposons que vous dormiez huit heures par jours. C’est peu probable mais supposons. On enlève encore dix heures d’un emploi ou d’une formation académique que vous détestez, pendant lesquelles vous vendez votre temps, vos compétences et votre âme à un employeur ou à une école quelconques. Faites le calcul de votre temp libre journalier à partir de là.

24-10-8=6 HEURES.

Vous avez eu, chaque jour, six heures pour changer votre destin, votre vie, ou celle d’un autre, d’une autre. Qu’en avez-vous fait ?

C’était la chronique d’Ad.