Êtes-vous féministes?

Ou encore
« Vous les hommes vous êtes tous pareils »

Le féminisme est une doctrine. Un ensemble de convictions qui mettent en avant la volonté de « rétablir » l’équilibre entre sexes, dans un monde où une femme, à qualifications égales, est toujours moins bien payée qu’un homme au même poste.
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Côté femmes: Comment trouver L’amour quand on a dépassé la trentaine?

Où trouver L’amour? Marre d’être célibataire? Fatiguée de la solitude? Voici la solution imparable pour vous marier en un temps record sans passer par Meetic ou le marabout ou la prière anti-célibat, il vous suffit de suivre ces quelques conseils:

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Les petits essais: le mariage, les femmes, à trente ans. Continuer la lecture de Côté femmes: Comment trouver L’amour quand on a dépassé la trentaine?

Etes-vous vivants?

Au moment où j’écris ce billet donc on y est encore. 2014. Je peux fêter, boire, danser, prier, m’amuser jusqu’à satiété en attendant le moment où les cloches, les feux d’artifices et les vibrations de mon smartphone *oui, j’ai un smartphone* retentiront au loin ou tout près, annonçant la fin d’une rotation de la Terre autour de son astre porteur.

Oh joie.

Vous tolèrerez ce sarcasme, car je dois l’avouer, bien que j’appartienne plutôt à la classe des boute-en-train qui se lèvent en premier aux fêtes, je ne suis pas un grand fan des célébrations, au contraire. Mon kiffomètre pointe le ciel si j’ai *par ordre croissant de priorité* deux trois amis, un peu de musique et Jésus avec moi, imaginez donc mon ennui lors de ces grands moments entre potes, en famille, entre amoureux…

Parlons de la mort si vous voulez bien. Ce n’est pas un effet de texte, je suis très sérieux. Je ne me rappelle pas avoir passé une fin d’année parfaite dans ma vie, mais par contre j’ai toujours des souvenirs de deuils, d’enterrements de pertes à cette période. Cet article aura donc pour but de raconter la mort, de la disséquer, et surtout, comme d’habitude, de chercher les détails les plus pertinents, les plus poignants concernant l’expression du décès dans les cultures, dans la vie. En d’autres termes je vais baragouiner sur un sujet dont personne ne veut parler, et si ça vous gêne vous avez deux solutions : sauter et caler en l’air, ou partir frapper Guillaume, qui m’a ordonné ce thème morbide c’est le cas de le dire juste la veille du nouvel an, si c’est pas du sadisme çà… Bref. Ne t’endors pas lecteur, on en a pour 1000 mots et des poussières.

  smiley souriant

La mort, la maladie.

Les accidents ou les assassinats sont des cas de décès assez fortuits, qui nécessitent une approche et un vécu personnels dont votre [pas si] humble serviteur ne dispose pas. Nous nous limiterons donc aux cas les plus fréquents et malheureusement les plus douloureux, ceux où le décédé meurt lentement. Hépatite, Ebola, Paludisme, Sida, qu’importe, le processus est souvent le même, ça commence par la négligence. Un petit mal de crâne, une petite douleur dans le bas du dos, ou une petite hausse de température. Rien de grave n’est-ce pas ? Mademoiselle monsieur madame, vous êtes décédé(é), bam, fin de l’histoire. Vous ne le savez pas encore et vos proches non plus, mais vous n’êtes déjà plus le personnage principal de l’histoire, rien de plus qu’un souvenir dont on parlera dans les saisons suivantes, comme le dernier épisode de la saison 1.

smiley très souriant
Ca va bien hein? Il va aller mieux hein? Hein?

La mort, les soins.

Ici se trouvent les plus belles expressions de l’inégalité humaine. Si vous êtes pauvre pas besoin de passer par cette étape, ce sera fini et vous n’aurez rien de plus pertinent à faire que prier seul ou accompagné dans votre sépulcre psychologique, et attendre la faucheuse ou le Léviathan ou je ne sais quelle autre allégorie religieuse. Si vous avez les moyens ou une bonne assurance, vous êtes mort quand même, mais avec un confort plus accru, quoique : les gens oublient souvent cet aspect de la mort mais une fois entré dans une chambre d’hôpital c’est souvent la dernière fois que l’on voit la lumière du jour…

NB : Si vous êtes dans un hôpital au moment où vous lisez cet article Je suis fort désolé pour vous mais tout n’est pas perdu, donnez votre vie à Dieu, puisque de toutes manières là où cous allez franchement…

Sinon si vous êtes toujours sur vos jambes commencez à investir dans une bonne mutuelle santé, vaut mieux dépenser son argent quand on est vivant que quand on est mort. Pensez aussi à votre testament et à faire beaucoup de photos, surtout si vous êtes du genre infidèle. Oui parce que si vous vous dites « j’ai le temps », vous aurez commencé à manger les pissenlits par la racine avant d’avoir eu le temps dire « chérie je dois t’avou… ».

Ca ira pas mieux? On peut quand même faire quelque chose non?
Ca ira pas mieux? On peut quand même faire quelque chose non?

La mort, la maladie, 2ème partie.

Mal de crâne assassin, douleur insoutenable, fièvre incessante, vomissements paralysie, perte d’appétit, psychose, hallucinations même. La mort n’est pas paisible. Vous avez regardé beaucoup de films dans lesquels le décédé faisait un sourire avant de s’en aller ? Ce sont des illusions, un malade ne sourit pas. Vous avez déjà eu envie de vomir ? Oui évidemment. Vous imaginez vomir chaque heure ? Avoir faim et être incapable de maintenir dans votre estomac ne serait-ce que de l’eau ? Oui ? Gardez cette image à l’esprit, c’est presque çà la mort. La mort n’est pas douce. Elle n’est pas acceptable, elle n’est pas politiquement correcte. C’est la première cause de dépression dans le monde vous savez, juste avant le divorce. Vous voyez partir sous vos yeux, peu à peu, une personne que vous aimez, et qui n’est déjà plus elle-même.

Si vous avez de la chance, ça peut être bref. En une semaine elle passe de vie à trépas sans rester trop longtemps par la case agonie et voilà vous n’avez plus qu’à regretter de ne pas avoir fait plus de photos style « selfie with my …». Dans le pire des cas ça dure des mois, voire des années, et vous en arriverez même à souhaiter qu’elle s’en aille au plus vite, car petit 1- le coup du comateux qui se réveille après que tu aies passé la chanson de votre premier baiser, c’est un ramassis de conneries pas crédible ; et petit 2- ça t’arrache la peau des fesses tout çà… les médicaments, les perfusions, les soins des infirmiers c’est pas donné, et à dire vrai payer des sommes astronomiques pour un futur macchabée ça n’enchante pas tout le monde.

[ Si tu ne dépenses pas pour tes proches attends-toi au retour de flammes, la roue tourne]

smiley triste
Maman, pourquoi papa il répond pas quand je l’appelle?

La mort, la fin.

Phase terminale. Deux mots, si lourds de sens, porteurs de souffrances extrêmes, et pourtant si insignifiants. Ce sont des mots que l’on prononce lorsque la guillotine est encore loin dans l’esprit de leur utilisateur, à moins qu’il soit doté d’un réalisme DrHousien. La mort c’est la mort, il n’y a pas de mots pour la décrire. On commence une phrase puis on pleure, et c’est à ce stade là que les regrets commencent à pointer leur nez, et les escrocs aussi. Des questions sans réponses, des hypothèses, et des escrocs, oui. Il y existe des charlatans dont les revenus proviennent de la mort des autres, en gros tous ceux qui apparaissent à la fin de la phrase « je connais quelqu’un qui… ». Et ne croyez pas que ça concerne seulement les africains, les occidentaux, les orientaux sont tout autant friands des solutions « alternatives », c’est juste une question de vocabulaire. Alah mimbou chez les uns, voyant, guérisseur, wicca chez les autres. Il faut bien tout essayer non ?

Avant de conclure, quelques conseils pratiques : les documents se signent difficilement une fois que la rigidité cadavérique s’est installée, faites signer tant qu’il est conscient. N’oubliez pas, votre manière de vous occuper de vos gens est une ébauche de la manière dont vos gens s’occuperont de vous, que ça vous plaise ou non. Ne vous disputez pas, ça n’ajoutera rien à la vie déjà précaire du malade dont vous prenez soin. La mort est une priorité, et si vous faites passer votre travail ou autre chose avant elle, elle vous le rappellera.

De toutes manières c’est fini, vous êtes mort, la mort ne prévient pas.

La mort, le silence.

La mort, les cris.

La mort, les larmes,

La mort, la colère.

La mort, l’incompréhension.

La mort, le souvenir.

La mort ; le sourire.

La mort, la peine.

La mort, le chagrin.

La mort, les regrets.

La mort, le reste.

Fin.

Souriez, C’était la #Chronique_dAD.

#Wabidiboo

Les [presque] innocentes histoires de misskongoss

 épisodes précédents:

Les [in]intéressantes histoires de MissKongoss

  « Flash info de votre kongosseuse préférée, et en exclu voici la nouvelle du mois, et peut-être même de l’année. Le lycée Jamot, comme vous le savez, abrite la crème de la crème des bôbôs du pays, et j’ai reçu un fax chaud comme le fer à friser de Chantou avant  un meeting présidentiel *je vais me faire pendre dans mon sommeil à cause de celle-là*. Une des élèves de terminale du lycée a fait de vilaines choses, de très vilaines choses même. Vraiiiment, les lycées catholiques ne sont plus ce qu’ils étaient hein ? Comment madame Ecke a pu laisser une demoiselle tomber enceinte dans son propre lycée ? Enceintée par son propre fils en plus? Après elle va partir prier Marie avec la même bouche là ? Ohh. *exclamation typiquement bantoue*.
Certaines sources fiables du quartier de Priso m’ont laissé entendre que le petit Nathan avait engrossé une go de sa classe, et qu’il était même allé jusqu’à demander à la petite d’aller faire le « un but sort ». En tout cas, moi je dis seulement ma chose Ôoh, ne venez pas m’arrêter au carrefour on m’a aussi raconté… J’ai déjà le nom de la bandite, on se voit ce soir pour que je vous raconte, il faut quand même rentabiliser mon marché… Tout à l’heure prochain flash info de misskongoss, fournisseur numéro 1 des meilleurs A1 du pays ».

– « La honte n’a pas pris sa retraite », dit Blair à sa mère en se préparant à sa soirée, outrée par la révélation de l’émission radio la plus écoutée du moment.
-« Et manifestement Serena non plus », répond sa mère. « Que cette fille de mauvaise vie fasse des galipettes avec son demi-frère était déjà dégoutant, mais là elle a fait fort : avoir un enfant à même pas dix-sept ans, avec le fiancé de sa meilleure amie ? C’est ça qu’on vous apprend là-bas ? Et puis de toutes manières il ne fallait pas s’attendre à plus de la part de la fille d’une prostituée notoire… »
-« Vraiment maman, on n’est pas sûr que ce soit Serena… » Rétorque Blair, qui s’occupe à repasser une large robe noire.

La conversation vient de s’achever, sa mère est sortie depuis longtemps lorsque Blair se souvient. Elle était la fiancée de Nate depuis le primaire et leurs parents, leurs amis, et même leur prêtre (ils étaient dans la même église) avaient déjà béni leur mariage, et voilà que tout semblait aller contre leur union. D’abord le retour de Serena, et maintenant cette affreuse nouvelle, qui tombait en plus le jour de la cérémonie solennelle de la rentrée. Et comme si ça ne suffisait pas, ce bouffon de Charly lui a déclaré son amour d’une manière ridiculement grotesque il n’y a même pas deux heures. Des roses rouges et une lettre d’amour, pfft qui fait encore ça au 21ème siècle ? On mange çà ? En effet Charly n’a pour lui rien d’autre que son argent, n’est ni beau ni même stylé, et en plus a une forte, très forte tendance à se comporter comme un efféminé. Sortir avec un homosexuel, « abomination » pense-t-elle sur l’instant, se disant que le sort s’acharne sur elle.

Elle se met à genou, commence à prier. Après avoir récité un « je vous salue Marie » sans conviction elle s’adresse à son dieu en ces termes :
« Seigneur, toi qui connais mes tourments, délivre-moi de cette opprobre, de cette honte qui est sur moi. Eloigne de moi cette séductrice qui est venue pour me persécuter, et pardonne les péchés de mon futur époux, qui n’est coupable de rien sinon de s’être laissé abusé par une sorcière… »
C’est à ce moment que l’idée lui vient. Puisque son adversaire est obscure, elle va vaincre le feu par le feu. Elle part fouiller dans la chambre de sa mère, trouve sans efforts dans un placard l’objet de sa convoitise, bien qu’il ait été bien caché. Elle tient entre ses mains la boite de bois sculpté dans laquelle sa mère met ses gris-gris, puis elle sort de sa poche une petite clé et ouvre la boite. Après avoir récupéré ce qu’elle cherchait, elle referme le tout et le remet à sa place avant de regagner sa chambre, dans laquelle elle recommence à se préparer pour sa soirée.

Pause Pub. *Chanson, mon pote c’est ma capote*

Blair vient d’arriver à la soirée, c’est elle qui est censée faire le discours. Tout le monde se retourne lorsqu’elle marche, on admire sa prestance. « Les cours de danse classique ont fini par payer » se dit-elle lorsqu’elle s’avance vers le micro. Pendant qu’elle lit son discours, elle voit Serena arriver, et toute la salle suit le mouvement. Serena est magnifique. Une belle robe bleue, sobre, longue. Repensant aux petits conseils donnés à son ex-meilleure amie, elle se dit que somme toute on n’est jamais mieux servi que par quelqu’un qui a peur de nous. Elle finit son discours sans autre distraction, c’est le moment de la danse.

Elle n’a pas vu Nathan de la soirée maintenant qu’elle y pense, et c’est logique. MissKongoss a détruit sa réputation, mais c’est bien fait pour lui, on ne récolte que ce que l’on sème. Ce sera le tour de Serena dans quelques minutes surtout grâce au petit cadeau qu’elle va boire, ça n’a pas été difficile de convaincre Jennifer qui était au service de mettre quelques gouttes du produit dans le verre qu’elle donnerait à Serena. « Boit Serena, boit. Vas-y, fait moi plaisir, boit tout ». Blair finit son verre en même temps et consulte sa montre : Il est bientôt 22 heures. Autour d’elle, les écouteurs sont branchés sur les téléphones, aucune difficulté à savoir pour quelle raison. L’émission commence :
« Flash info de votre kongosseuse préférée, comme promis je vous livre en exclusivité le nom de la demoiselle qui a voulu jouer à la grande avec Nathan Ecke, le fils de la directrice du lycée Jamot. Mais avant de donner son nom je tiens à dire quelque chose : ma côôô toi-même tu ne vois pas que tu as dérangé ? Dans un lycée catholique ? Toi-même tu n’as pas peur de Dieu ? Vraiment la honte n’a pas pris sa retraite hein… Bon, ne perdons pas de temps, celle qui porte les larges robes des femmes enceintes… apparemment elle n’a pas vu les pubs du PMUC là c’est… Hey. Cher public la révélation est encore plus surprenante que prévu, en fait elles sont… Deux !! Il y a deux bébés dans l’histoire !! *Son d’interruption de signal*»

#Wabidiboo, pardonnez le manque d’humour de ce billet, mais la raison est simple, le sujet est sérieux. Derrière cette trame de fiction on retrouve vraiment ce genre de drames dans beaucoup de collèges autour de nous, et j’utilise le mot drame à dessein *un peu parce que ça rime avec trame j’avoue*. Un enfant n’est pas un petit chat que l’on peut demander à noël lorsqu’on a bien travaillé, c’est « beaucoup beaucoup » sérieux comme dit ma fille.
Nous côtoyons tellement certaines situations de ce genre que nous pouvons oublier ce détail, et il est bon de s’en rappeler. Je ne dis pas qu’une jeune fille  ne peut pas s’occuper d’un enfant loin de là, juste qu’il n’est pas normal qu’elle ait à se poser ce genre de questions, parce que si elle va à l’école c’est bien pour une raison, qui n’est certainement celle de fabriquer des mini-moi avec un crétin trop pressé de faire des choses qu’il aura vues dans une de ces sales séries pour jeunes, comme GossipGirl par exemple.

Ceci étant dit, Fin de l’épisode 2 des histoires de Misskongoss, qui laisse planer le doute sur toute la scène : Où est Nathan ? Où est Dan ? Qui est la mère de l’enfant 1 ? De l’enfant 2? Pourquoi m’avez-vous donné un sujet pareil ? Vous aurez la réponse à ces questions dans le prochain épisode des histoires de #MissKongoss.

C’était la #Chronique_dAD, et… en passant vous avez remarqué que dans la pub du PMUC « mon pote c’est ma capote » il y a une faute de grammaire ? Non ? Bon..