Êtes vous un start-upper?


Nous sommes en ce moment dans une série d’articles intitulée « Sur le chemin des entrepreneurs », et c’est dans cette lancée qu’on vous propose aujourd’hui ces pépites numériques exceptionnelles autour de l’environnement entrepreneurial africain.

1-Liste d’entrepreneurs africains à succès ayant commencé avec des ressources réduites 

Commencer avec moins de 500 000 FCFA pour atteindre des millions ça semble être totalement surréaliste, et franchement nous avons arrêté de rêver en Afrique. Ceux qui ne sont pas atteints de la maladie de l’expatrite aiguë sont plantés là, entre les factures et les alcools, critiquant le pouvoir en place ou buvant à sa santé.

Le constat est amer, mais c’est pour cela que les jeunes motivés de l’article nous redonnent du baume au coeur, de l’espoir, et surtout des idées sur comment financer nos projets avec des moyens précaires. Crowdfunding? Business Angels? Incubateurs? Collectes à l’église? Ils ont usé de la légendaire imagination africaine. S’ils ne sont pas forcément tous dans Forbes, le célèbre magazine américain qui répertorie les plus grosses richesses, ils sont prometteurs, ambitieux, et percent dans tous les secteurs.

L’article est complet, quasi irréprochable; peut-être déplorera-t-on une absence d’analyse globale mais bon. Ce serait chipoter. Prenez plaisir à prendre espoir avec ces projets innovants et intéressants!

HS: Je note avec beaucoup de plaisir, en passant, que dans cette liste on compte beaucoup de camerounais :-).

2-Sénégal: chronique sur l’entrepreneuriat en Afrique

Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes conditions. Ainsi, les pays d’Afrique francophone [comme par hasard -_-] montrent souvent les mêmes tares, les mêmes erreurs, les mêmes défauts.
Cet article de la mondoblogueuse Lucrèce est d’une pertinence rare et montre à quel point les comportements antisociaux si caractéristiques de l’Afrique se retrouvent à tous les niveaux de la société, même chez ceux qu’on appelle les Africains 2.0. Comme quoi le sous-développement c’est un état d’esprit.

Le billet de Lucrèce ainsi que son blog montrent beaucoup de défauts des communautés tech/dev/startup et fait écho dans mon esprit à un article de Paul Emmanuel, dont je vous parlerai un peu plus tard. Oui c’est de la pub. Yeah.

Ceci dit, permettez moi. Je ne suis pas du tout d’accord avec Lucrèce lorsqu’elle dit ceci:

Elle donne tout plein de mots compliqués pour montrer le manque de connaissances des entrepreneurs et start-uppers de leurs domaines, et moi ça me rappelle ce gars qui est plus intelligent que les autres, et qui ne peut s’empêcher de le leur montrer en parlant comme si Louis XlV était revenu d’entre les morts. En tout cas, si le but était de nous faire nous sentir plus bêtes qu’elle, elle aura réussi dans mon cas. Bien sûr quelqu’un va répondre « va sur Google » mais c’est ce genre de démonstrations intellectuelles qui peuvent montrer que ce qu’elle décriait dans son article peut s’appliquer aussi à elle. Moi j’ai dit ma part. 

La suite.

3-De la différence entre « entrepreneur » et « start-upper »

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Ibohn est une jeune légende de la blogosphère, et une des rares à s’être spécialisées. En effet les blogueurs africains ont souvent tendances à écrire sur tout et sur rien, mais elle, elle a son domaine. Tech, Geek, IT. Ce qui veut dire en français facile qu’elle écrit sur « Les téléphones et les wazzaps là ».

En passant. C’est What. Espace. Sapp. C’est un jeu de mots avec… Bref on verra ça dans un autre article.  What-Sapp. Pas wazzap. Abeg. Ne dérangez pas.

Donc Ibohn est un grand nom de la blogosphère africaine, et je ne sais pas si elle paye ses factures avec, mais ce qui est sûr c’est qu’elle est intéressante à lire. Enfin. Je ne suis pas non plus super fan de sa plume, mais cet article en particulier est pour moi son meilleur, et peut servir, vraiment. Pas comme le billet précédent qui poussait à chercher soit même ensuite les définitions de « burn rate » et de quoi quoi quoi là.

Ibohn commence par une tentative de distinction entre « Start-upper » et « entrepreneur », et ensuite, de manière subjective, SUBJECTIVE *je répète pour ceux qui lisent en diagonale* de manière Subjective, elle liste les start-up les plus prometteuses, selon son avis à elle, avis subjectif, forcément.

Lorsque vous en aurez fini avec son billet, vous aurez une connaissance relativement précise de l’environnement start-up Camerounais, avec un bémol: Pas d’insight sur l’économie numérique camerounaise. Pas d’avis, pas d’analyse sur le sujet, ce qui n’aurait pas été problématique si il n’y avait pas « économie numérique » dans le titre.

Ouii je cherche la petite bête. Ouiii je suis de mauvaise foi. Et ouiii je dérange. Anyway, ces trois articles et blogs sont de bonnes sources pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’environnement entrepreneurial africain francophone. Après avoir lu ces trois articles, en fait, vous saurez si vous êtes start-upper ou pas. 

1- Article précédent: « entrepreneur n’est pas chômeur »

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3 réflexions au sujet de « Êtes vous un start-upper? »

  1. Hummmmm. En tout cas, tu sais qu’on est déjà pas d’accord sur l’analyse depuis ton dernier billet, et ce billet-ci va un peu dans le sens de ton analyse de départ et des choix faits en conséquence. Bon, pour revenir sur les articles partagés.
    1. Listes d’entrepreneurs à succès: Intéressant, mais très vague à mon avis. Lorsqu’on veut écrire ce type d’articles, il vaudrait mieux qu’il puisse être précis, sourcé, afin d’être réellement inspirant. Autrement, ça fait causette du quartier, à mon humble avis.
    2. Ma soeur sénégalaise et les CEO: l’article que j’ai vraiment apprécié. Il dit les choses simplement et crûment mais il les dit. Je rajouterai une note sur l’affaire de CEO. Au Cameroun notamment (et sachant notre doit inspiré du droit français à minima, je pense que ceci est valable das beaucoup d’autres pays), les appellations associées aux dirigeants d’entreprises sont fonction de leur statut juridique. Ainsi pour un établissement, c’est au max promoteur, pour une SARL, l’appellation en Français est Gérant et en Anglais Manager. Les appellations General Manager (Directeur Général en Français) et ou CEO (Chief Executive Officer) en français PDG (Président Directeur Général) ne sont valables que pour des SA (sociétés anonymes) et je crois même qu’avec la notion particulière de PDG valable uniquement pour des SA cotées en bourses. Donc, nous extrapolons beaucoup chez nous et je trouve qu’il y a dans une certaine mesure, un certain manque d’humilité de la part de nombre d’entre nous entrepreneurs (moi-même qui ait mis chez moi General Manager, je sais que c’est l’abus).
    3. J’avais déjà lu l’article de Danielle et perso je ne le trouve pas complet. Il a au moins-ce le mérité de citer ces sources mais il ne parle que d’un aspect des choses. La définition Larousse, initiale d’entrepreneur renvoit tout simplement au monde du batiment, et à l’entrepreneur de travaux publics, en gros le mec en charge d’un chantier. L’entrepreneur tel que défini par Schlumpeter peut être tout aussi challengé par d’autres courants de pensée, car pour certains l’entrepreneur se résume à celui qui crée de la richesse. Le choix de Schlumpeter d’imprimer la marque de l’apport unique à l’économie, est un choix idéologique et comme je le dis, c’est 1 courant de pensée pas LA pensée. De ce fait, le billet de Danielle est par essence très subjectif même si au moins-ce il ouvre au débat car la source de la subjectivité est mentionnée.
    Enfin concernant l’article en général, j’avoue être un peu restée sur ma faim, au vu de la promotion que tu en as faites. Je m’attendais comme dans tes précédents articles sur le sujet à une analyse poussée et une vraie prise de position ou du moins un choix informationnel. Là, à mon sens, ça reste un peu fouillis et au final, on en ressort certes avec de nouvelles infos (merci pour cela) mais pas vraiment d’éléments permettant à tout un chacun de répondre pour soi-même à ta problématique de départ;
    Voilou, j’ai été un peu longue mais le billet en valait la peine. Merci pour cette opportunité de débat. Besos.

    1. C’est à cause d’avis comme celui-ci que j’aime écrire 😁. Ta réponse pointe un grand nombre de faiblesses de mon analyse de base, et c’est un immense plaisir de lire cela.

      En effet, j’avais pris le parti d’écrire un billet informationnel pour permettre à tous d’avoir une connaissance plus large de la question entrepreneuriale, mais j’observe sous tes propos que le travail n’a été fait qu’à moitié…

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