Tentative de description d’un fait divers exceptionnel #1


Attention: cet article peut contenir des faits, propos, aptes à choquer les âmes sensibles, bien vouloir être préparé à ce qui va suivre.

Âmes sensibles, vous êtes prévenues.

Wabidiboo, c’est la #Chronique_dAD, et mon invitée s’appelle *** ****,  une jeune fille de 14 ans, fréquentant un lycée etc….

Elle est enceinte, et si cette information ne m’a pas fait plus d’effet que çà, la suite par contre a failli bousiller mon appétit. C’est le moment où les âmes sensibles se préparent, car elle est enceinte… De son propre père.

Tentative de description des commentaires d’un stand de beignets, à propos d’un fait divers.

Permettez moi de planter le décor: je suis en train de manger mes beignets pendant que j’entend d’autres affamés discuter, face  à la télévision de la bande annonce d’une émission portant sur cette jeune collégienne à peine puberte, portant dans son sein l’enfant de son géniteur.

Je suis de nature curieuse, et les voix fortes de mes  camarades de beignets me font mettre mes écouteurs de côté, mangeant au rythme de leurs propos.

Ils sont huit, cinq hommes, deux dames dont une portant une petite fille dans ses bras.

Parmi les hommes, l’un en particulier se démarque, je présume déjà que c’est luile meneur du débat. À côté nous avons deux suiveurs primaires qui ne font que bouge la tête à chaque phrase du meneur. Ils portent des djeans et des tee-shirts simples, leur profession reste donc floue à mes yeux au moment où J’écris cet article.

Le meneur quant à lui porte une culotte large et des babouches sans confiance, et sur le banc de droite Celui que j’appellerai le père de famille, vient à peine d’entamer son plat. À côté nous avons deux observateurs anonymes qui entament leurs plats en même temps, et qui ne sont pas pressés de le finir.
Je devine à leurs camouflés et aux clés sur leurs ceintures que le père de famille et observateur 1 sont tous deux chauffeurs de moto-taxi, quant à aux dames elles sont trop éloignées pour que le les reconnaissent.

Au moment où j’enlève mes écouteurs, c’est le meneur qui argue que c’est forcément la faute de la maman de la demoiselle si son père a engrossé sa fille. Selon lui, les mamans d’avant, qui restaient 24 heures sur 24 à  veiller sur leurs enfants n’auraient jamais Laissé ces derniers « faire les choses avant l’âge, en plus avec le pater ».

Le père de famille, en fier camerounais, répond par une question: « Donc dans ta tête le pater là n’a rien fait de mal? Tu es fou hêêê ».

De là démarre un débat quant à la culpabilité des divers protagonistes, et tous les participants mâles, à l’exception des observateurs s’entendent pour dire que si la maman avait été là, elle n’aurait jamais laissé celà se produire. C’est ici que la maman se fâche, en disant quelque chose qui ressemble à « donc vous voulez seulement qu’on reste dormir à la maison ».

« Mais ce n’est pas déjà ce que vous faites? » Répond le meneur, qui je le rappelle, est en.culotte en plein dix heures du matin.

« Nous on souffre dehors pour chercher l’argent, payer les factures, et vous vous faites quoi? Tu payes les factures chez toi? »

La discussion en est là lorsque le père de famille, soudain, envisage des solutions aux problèmes, qui se résument à peu de choses  près à sectionner une grosse partie des organes génitaux du père de la fille, puis à les lui faire manger, boire, ou sucer. D’autres participent à ce jeu, et cette fois-ci, tous s’entendent, hommes comme femmes, à agir directement ou indirectement sur la virilité du père. Par des moyens que je ne citerai pas par respect pour le lecteur.

Un autre émet la possibilité d’avorter, let le meneur en fait une évidence: Elle doit avorter, même si elle à douze mois de grossesse. Quand la maman réagit, mettant en avant le danger pour la vie de là fille zr pour sa progéniture, le.meneur répond, je cite: « mais elle est déjà morte! ». J’avoue que je n’ai pas trop compris cette partie de là conversation.

Le sujet s’éteint juste après une histoire racontée par le meneur. Deux de ses connaissances, amis depuis le primaire, qui ont grandi ensemble. Le premier part en week-end chez le second pour fêter un quelconque évènement *il n’a pas donné de détails*, et tous deux décident d’aller dans un bar, accompagnés de la femme et de la fille du second, c’est à dire celui qui héberge le premier.

Relisez le paragraphe pour être sûrs que vous avez compris s’il vous plaît merci.

Confrontés à un problème de transport *ils ont deux motos pour quatre personnes*, ils procèdent ainsi: l’hébergeur monte sur sa moto avec sa fille, l’hébergé monte avec la femme de l’hébergeur.

Ils boivent, boivent, et boivent, tous.

Sâouls, l’hébergeur fait signe à son ami, rentre sur sa moto avec sa femme, dans le but d’évaluer à quel point l’alcool peut avoir réduit ses compétences athlétiques.

Si vous n’avez pas compris tant pis.

L’hébergé, quant à lui, entreprend de faire la même vérification, sauf qu’il n’a rien d’autre sous le bras que la petite fille pucelle de seize ans de son meilleur ami, Celui là même qui lui a offert gîte, couvert et boisson.

Oups.

Quelques mois plus tard, la petite tombe enceinte, et son père est dépassé. Elle lui dit la vérité, et il s’en va dans la cuisine, prend un couteau, et monte dans la chambre de son ami.

Bagarre, mort, fin de l’histoire.

C’était la #Chronique_dAD, et mes beignets n’étaient pas chauds.

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